Peinture et photo, la fusion des pigments

Le numérique ludique

J’ai longtemps observé mon grand-père qui photographiait en noir et blanc avec son Leica, sans avoir l’idée de le rejoindre dans son activité…
Je me suis toujours imprégnée des oeuvres des grands peintres, toutes périodes et tous styles confondus, sans pour autant pratiquer la peinture…

Sans aucun doute j’attendais un outil qui n’existait pas… jusqu’à l’arrivée de la photographie numérique !

Avec ces petits appareils à la croisée de l’image, de l’ordinateur et du papier,  j’ai trouvé un univers ludique où l’on pouvait expérimenter à l’infini.
Photographie documentaire, artistique, impression fine art, travail de la couleur… autant d’expérimentations qui m’ont finalement menée à  tester la peinture.

La boucle était bouclée et j’ai commencé à faire travailler ensemble ces différents outils.

 

Quelques explications techniques

Mes images sont le résultat de manipulations multiples à partir de photos et de peintures mélangées.

Côté photo, les clichés sont pris la plupart du temps avec un objectif macro. Le boîtier que j’utilise principalement est un Nikon D700, dernier arrivé d’une longue lignée d’appareils (compacts, D70, D200…).
J’utilise également un ancien Leica argentique, le R3, avec un objectif fixe à décentrement.

Côté peinture, j’utilise la plupart du temps l’aquarelle mais il m’arrive aussi de travailler avec d’autres médiums (pastel, huile, gouache, encre…).

Dans un premier temps, je photographie les peintures en utilisant des éclairages latéraux pour faire ressortir les textures. Munie de toutes mes photos et peintures en version numérique, je commence le travail d’assemblage par une longue réflexion sur les images qui « vont bien ensemble ».

A partir de là, tout est possible ! Les jours où tout va vite et où l’idée arrive d’emblée, je fais directement une fusion sur ordinateur ou une surimpression avec l’appareil photo.

La plupart du temps, je retravaille la colorimétrie des peintures photographiées, les ré-imprime et les re-photographie, sélectionne des extraits pour en faire des collages, re-sélectionne des photos…

Il s’agit en somme d’un long travail de fond – très divertissant – d’où surgit de temps en temps une bonne idée, toujours de manière inattendue.

J’aime beaucoup l’aller-retour permanent entre les différents supports, d’où la notion de fusion des pigments.

Mes fusions pigmentaires se situent quelque part entre le rêve et la réalité… et rejoignent en quelque sorte la photographie, en dialogue permanent avec le réel et le subjectif !

 

2 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *